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- le 16 aout 2017 à 21 heures 03
par :
Montcuq en Quercy Blanc
La réussite d’une démarche littéraire en milieu rural... Des visites lourdes de sens...
Au coeur du Boulevard Chapou s'est déroulée, dimanche 13, la plus improbable, la plus symbolique, des poignées de mains du dimanche, sûrement incroyable pour nombre d'observateurs de la vie politique lotoise récente : Stéphane Ternoise, devenu Terdream, avec M. Lalabarde maire, M. Bessou, président de la Communauté de Communes, partaient vers 10 heures à la rencontre de M. Serge Rigal, arrivant accompagné de M. Gastal, conseillé du canton.
L'inauguration avait été avancée pour permettre cette visite dans l'emploi du temps serré du Président du département.
Après des échanges avec les écrivains, les discours s’enchaînaient. Sans langue de bois, l’auteur organisateur débutait un périlleux exercice de revisiter les polémiques du passé tout en profitant pleinement du présent et sans compromettre le futur. Il mesurait pleinement la valeur, le symbole, le signe, de ces réponses positives à ses invitations : « Personne n'est obligé d'assister à l'inauguration d'un salon du livre : une présente ou une absence fait sens. » Il causait ainsi d’Internet, dont il aurait souhaité une prise de conscience plus rapide (avant 2008) des nécessaires investissements puis de son analyse de la situation locale, d’un « néologisme qui a fâché » en 2006... Il tendait la main à Mme Maryse Maury, conseillère départementale du canton, se déclarant disposé à la rencontrer. Il dressait un parallèle élus / écrivains, des critiques inévitables à subir mais souriait de s’être par exemple récemment fait traiter de « naze » (par une personne n’ayant jamais lu ses livres !)
Il expliquait sa motivation de cet événement littéraire permettant « le contact direct entre ceux qui les écrivent et ceux qui les lisent, les bouquins », le besoin de soutiens politiques et financiers, et rendait hommage, à celle et ceux qui ont permis son existence en 2016, d’abord M. Lalabarde, le remerciant de la confiance accordée sur le principe du « faire ce que l’on dit que l’on fera. »
Puis Mme Catherine Ferrier, préfète du Lot, « qui était également informée de ma mauvaise réputation auprès de certains élus... mais c’est mon côté Brassens, la mauvaise réputation... » à laquelle il rendait un vibrant hommage pour « les paroles fortes, sa présence, on peut presque parler d’aura » quelques jours après l’annonce de son départ pour le Cher, pronostiquant que son passage dans le Lot « restera associé à notre commune, grâce aux vidéos de sa venue en 2016 où elle avait rebondi sur la diversité des auteurs présents, et nous avait invité à exprimer nos désaccords tout en sachant être unis sur l’essentiel. »
Puis M. Le maire invitait tout le monde à faire comme l’ensemble des présents : « ce qui s’est passé hier n’est plus à mettre sur le tapis. »
M. Bessou remerciait « un personnage truculent... vous mettez toute votre énergie au service de notre territoire »
M. Rigal rebondissait naturellement sur l’ensemble : « notre démocratie veut aussi que nous ne soyons pas tous d’accord ; j’aime les gens qui m’apportent la contradiction, j’aime pouvoir en discuter mais ce que je veux avant tout, c’est le respect. »
Sur l’aide financière : « bien sûr que le département peut vous aider avec l’enveloppe à discrétion des conseilleurs départementaux pour animer leur territoire. Il faut que les 2 conseillers départementaux soient d’accord pour signer... Je vous invite vivement à pouvoir rencontrer Maryse. »
Sur l’Internet il rappelait les 71 millions d’euros pour le haut-débit départemental et déplorait lui également « une injustice nationale : la ruralité paye un lourd tribu. » Certains se disait que les deux hommes avaient finalement des points d’accords.
Quelques personnes souriaient en pronostiquant qu’elle allait faire du bruit dans le Landernau, cette visite « Bravo pour tout ce que vous faîtes... » concluait M. Rigal, qui remettait ensuite l’annuelle "coupe Crédit Agricole" à l'invité d'honneur M. Glatt... dont il prenait les coordonnées afin de lui envoyer quelques cadeaux départementaux...
Tout c’était bien passé ! Dans le respect et la volonté de faire vivre la ruralité.
En début d’après-midi, M. Aurélien Pradié, député, visitait également le salon.
Malgré une chute naturelle du nombre de visiteurs après le marché, de nombreux auteurs témoignaient avoir vendu plus de dix livres mais le soir S Terdream réfrénait les enthousiasmes : « Au printemps, j’ai failli être mis en situation de ne pas pouvoir assumer mon rôle dans l’organisation de ce salon et personne n’aurait pu me remplacer dans la relation auteurs, médias, élus. De la même manière, le salon serait tombé si Claude avait été "empêché" pour la partie technique, les repas, la sécurité, l’agencement de l’espace réalisé par ses fils et leurs amis. La pérennité du salon nécessite que personne ne soit indispensable, que tout le monde ait au moins un doublon. Nous avons besoin de l’implication de voisins dont l’unique but serait la réussite, la progression, de cet événement littéraire de l’été lotois... »
De nombreuses vidéos de cette journée
- le 07 mai 2014 à 18 : 04
par stéphane : merci à la préfecture du Lot pour la liste des maires 2014
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